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10 mars 2007
La tension monte...
Connaissez-vous le livre de Barbara et Allan Pease : Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire une carte routière ? Oui, probablement. Un énième livre sur la différence des mondes entre les deux sexes, et surtout la difficulté de se comprendre. Mais mieux que la série sur Mars et Venus trop puérile parfois, le livre des Pease est devenu une référence pour notre couple, livre-étalon qui nous sert souvent de base pour rire de nos incompréhensions mutuelles. Dernier exemple ce soir : la date de départ pour notre prochain voyage est proche, et la tension monte au moment de l’organisation des bagages…
Bien sûr, si vous êtes en couple ou si vous l’avez été, vous connaissez cela :
Lui : tu as besoin de 2 sacs pour une semaine ?!
Elle : tu es sûr de vouloir emporter toute la boîte à outils ?
Lui : tu prends une 7 mm pour plonger aux Caraïbes ?!!!
Elle : on n’est peut-être pas obligés d’emporter trois masques chacun ?
Lui : tu veux vraiment prendre 3 bouteilles d’après-shampoing ?!...
Elle : tu ne peux pas te promener avec le même tee-shirt pendant tout le séjour…
Bref, un monde nous sépare…
Comment faites-vous ?... Nous, dès le début de notre vie commune, nous avions décidé que je m’occuperais des vêtements (mais il gère ses chaussures), des trousses de toilette et pharmacie, et des menus accessoires comme les prises internationales, l'antimoustiques, etc... De son côté, l’Homme remplirait les sacs de plongée de tout l’équipement nécessaire. Nous avons de la chance : il est plus expérimenté que moi en plongée (et donc sait parer à toutes les éventualités) et je sais voyager très léger question colifichets. J’avais donc fait sac commun, ses tee-shirts voisinant avec mes dentelles.
Mais au bout d’un an… et après moult voyages épuisants dans des conditions très diverses, nous avons décidé de faire sac séparé : l’Homme, voyez-vous, est tendance root en voyage, moi j’aime bien faire simple mais pas froissé. Et puis côté plongée, mon sac pesait l’équivalent d’un âne mort (l’expression n’est pas de moi !) et en cherchant mes palmes je tombais sur des bricoles high-tech ou très spécifiques genre dévidoir de corde pour des plongées en galerie noyée… Mais où était passé mon masque fétiche ?!...
Donc ce soir, préparation du sac de plongée. Chez n’importe quel plongeur, il n’y aura pas trop de difficulté : moi-même il y a quelques années, je savais parfaitement que pour partir plonger il me suffisait d’attraper mon sac bien rangé depuis le dernier voyage, avec chaque élément dûment rincé (attention au sel de mer qui bloque toutes les fermetures éclair si elles ne sont pas rincées soigneusement avant d’être stockées), plié correctement et rangé dans un ordre précis. Avec Homme à la maison, je découvre mon sac béant, une jambe de combi bêtement alanguie à l’extérieur telle une danseuse de french-cancan ayant échoué dans notre cave ! Les gilets sont empilés dans un coin (où est donc le mien ?!!!...), ma cagoule de néoprène traîne sur une table et j’ai des feuilles de filtre rouge roulées dans mon sac (pour les flashs d’appareil photo).
Moi, maniaque de naissance sur tout ce qui m’appartient, genre si tu touches à mes affaires je te mords ! (parce que c’est ce qui me garantit que je retrouverai toujours mes biens dans l’état et surtout à l’endroit où je les ai laissés), je grince des dents et tape du pied. Bon sang, j’avais tout rangé au Malawi, combi bien sèche, bien pliée, sac fermé avec petit cadenas dont la clé repose au fond de mon sac à dos, comme d’habitude. Huit ans que j’utilise le même petit cadenas. Or là, le cadenas du sac n’a pas résisté à un coup de scie sauteuse : l’Homme ne savait pas que mes clés étaient accessibles et il y a 3 semaines, il cherchait comme un fou des lampes d’exploration de grotte pour les vacances avec enfants…
Résultat, après avoir refait mon sac soigneusement ce soir (toutes les miettes de biscuits aspirées, mais d’où venaient-elles ?!!!...), je m’aperçois que ce sac est mort puisque je ne peux plus le fermer correctement avant de le remettre aux employés des compagnies aériennes, donc… il faut que je change de sac !
Bref, au bout de deux heures, nous avons chacun notre sac de plongée prêt à partir en frêt. Première étape.
Parce que la deuxième étape va venir très vite : la préparation des valises de matériel photo ! Chacun sa valisette, avec pour objectif (très bien pour des photographes !) d’avoir chacun sous la main son propre matériel et de gérer sa propre autonomie… Hum…
L’Homme a deux valisettes. Et plus de matériel que moi.
Moi je n’ai qu’une seule valisette, mais un peu plus grande. Et pour moins de matériel… Le but va être de la jouer finement pour que l’Homme n’envahisse pas les multiples recoins de ma valisette !... Parce qu’ensuite, chacun est responsable de sa valisette. De sa fermeture. Et de son contenu.
L’Homme est artiste. L’artiste est bohême.
Moi je suis pragmatique. Tendance soigneuse.
(je viens de corriger le premier qualificatif qui m'était venu à l'esprit, avec la même rime...)
Deux mondes qui cohabitent. Et on s’adore.
Mais dans une semaine il faudra que chacun fasse son sac perso, tenues de scène pour Lui agrémentées de quelques vêtements relax pour se détendre en fin de journée, tenues pratiques pour moi, chacun sa trousse de toilette et chacun sa pharmacie et ses chaussures. Et là, mesdames, pour une fois c’est l’Homme qui aura un plus gros sac que le mien : parce que malgré mes 3 bouteilles d’après-shampoing, j’emporte moins de vêtements que ma star de conjoint !
Alors, et vous, comment gérez-vous les crises d’avant-départ ? Qui gère quoi chez vous ?...
21:25 Publié dans Voyager | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : voyage, Carnets d'Expédition
Commentaires
Très simple: nous faisons valise commune, + une valise pour Petit Chéri. Je m'occupe de celle-ci + de mes affaires (pas négociable, Grand Chéri ne remet pas en cause mes choix), commence à préparer les vêtements masculins et il complète sur cette base. Et chacun fait sa trousse de toilette.
Mais c'est plus simple, puisque c'est du voyage pas pro, court, ou alors en voiture ce qui permet une belle réserve.
Quant à ce bouquin... peut on faire confiance à un ouvrage qui annonce que les femmes ne savent pas lire une carte routière? JE sais lire une carte routière et J'ai un bon sens de l'orientation... alors...
Ecrit par : do | 10 mars 2007
Bonsoir, et bienvenue... ;-)
En ce qui concerne le livre de Barbara et Allan Pease, quand mon amie me l'a offert, j'ai sourcillé : le titre me semblait tellement stupide, et mal venu. Mais le titre cache mal le contenu très intéressant ! Il démontre pourquoi nous pensons et réagissons différemment aux situations, aux personnes, pourquoi ni l'un ni l'autre n'a tort ou raison, et comment nous pouvons cohabiter. Et franchement, avec un peu d'humour, tout le monde y arrive !...
Beaucoup de femmes de nos jours vivent seules, ou ont commencé leur vie seule. Et donc elles savent lire les cartes routières bien évidemment (avant l'ère du GPS). Mais je crois aussi que le titre est volontairement provocateur... Qui en effet peut avoir envie d'un titre à rallonge pour son livre ?...
;-)
Ecrit par : Un Monde Ailleurs | 11 mars 2007
Yo! Super le commentaire de Do!
Car je voulais dire ma passion pour ce livre....(H45ans)
Et la grande majorite des voyageuses avec lesquelles je partage un bout de chemins me regardent avec les yeux de Do...et cela me remetais en question...jusqu'au jour ou j'ai compris...
Le livre debute comme se defendant etre une bible manicheen...il part de statistique qui a plus de 70% sera dite comme 'verite'...
Donc sous entendu tres peu de femme ont le sens de l'orientation....
Et c'est en toute logique que la plupart des femmes qui voyage sont en majorite...dans cette minorite...ca va vous suivez??lol!
Donc la majorite des femmes avec qui je voyages sont doue du sens de l'orientation et ne se reconnaissent pas dans le titre (provoc) du livre....
Bref jsuis content que ce bouquin m'est donne tant a reflechir...et m'inspirer
Malheureusement je l'ai lu apres mon divorce et je n'ai auqu'un sens de l'orientation...
Amour et Respect
Ecrit par : L'Oko | 16 mars 2007
Le livre explique que chacun d'entre nous peut développer ses déterminantes masculines ou féminines. Et il est vrai que nous connaissons autant de femmes qui savent s'orienter que d'autres qui ont du mal. Le titre est une pure provocation de l'éditeur, et ça a marché puisque tout le monde en a parlé...
Mais le contenu du livre ouvre les yeux sur des vérités flagrantes de mauvaise compréhension dans le couple : parce que hommes et femmes ne perçoivent pas les situations (ou les personnes) avec la même sensibilité, c'est aussi simple que cela. Une femme sera (en général !) plus sensible à l'aspect humain des choses, un homme plus sensible à son aspect concret. Si une femme annonce le soir à son conjoint : "j'ai un problème", son conjoint va immédiatement penser "faut que je sorte la boîte à outils", alors qu'en fait elle aura à 80 % eu un problème lié à du relationnel, ou à une réflexion personnelle, un choix à faire, etc... C'est une généralisation bien sûr, et chaque cas, chaque vie, chaque individu est unique. Mais lire ce livre au 2nd degré permet de se dire bien souvent : "mais c'est vrai, pourquoi n'y ai-je pas pensé ?"...
Nombreux sont les lecteurs qui ont réagit comme vous : "dommage que je ne l'ai lu qu'après mon divorce"... Mais si vous l'aviez lu avant, vous seriez-vous autant reconnu dans les portraits un peu exagérés dressés par les auteurs ?... ;-)
Je vous rassure, l'Homme et moi ne l'avons lu aussi (puisqu'édité il y a 5 ou 6 ans seulement) qu'après chacun un divorce de son côté. Mais je vous garantis que ce bouquin nous sert de référence humoristique quand il y a incompréhension entre nous !!!... Nous nous disons "ça c'est du Pease !" (du nom des auteurs, un couple...) et ça nous fait rire. Essayez, vous verrez !
:-)
Ecrit par : Un Monde Ailleurs | 16 mars 2007
Je l'ai offert à ma copine, qui est en train de le lire.
Mais elle n'aime pas trop et trouve que certaines choses sont des bêtises sans base scientifique.
Il faut dire qu'elle n'apprécie pas trop que je justifie le fait que je ne trouve jamais ce que je cherche et que j'oublie tout par le fait que les hommes et les femmes sont différents !
Ecrit par : Amaury | 12 avril 2007
Si le livre adopte résolument un ton léger, les deux auteurs (en couple) sont tout de même psy, et ils étayent leurs arguments sur des bases scientifiques malgré tout. Et il faut se documenter un peu auprès d'autres sources pour constater que leurs arguments se tiennent. Pour ma part, je suis convaincue que ce livre n'est pas loin de la vérité. Nous sommes peut-être complémentaires (pour la plupart) mais nous avons sans aucun doute des différences comportementales (ou psychologiques) bien marquées, entre hommes et femmes. Ce qui n'excuse pas tout !...
;-)
Ecrit par : Un Monde Ailleurs | 13 avril 2007







